C’est LE prochain grand rendez-vous de Disneyland Paris, et chaque semaine apporte son lot d’indices : la zone du Roi Lion, en chantier sur les rives d’Adventure Bay, sera la première au monde dédiée au film de 1994 — avec une attraction aquatique aux superlatifs vertigineux. Grâce aux annonces officielles, aux permis de construire et aux observations du chantier, le portrait du futur land se précise. Voici la synthèse complète de ce que l’on sait, de ce que l’on suppose, et du calendrier probable.
Une première mondiale sur les rives d’Adventure Bay
Situons d’abord le projet : les futures Pride Lands (Terres de la Fierté) s’élèvent sur les rives sud d’Adventure Bay, face au royaume d’Arendelle — les deux royaumes se regarderont de part et d’autre du lac de Disney Adventure World, composant le panorama voulu par les Imagineers dès la conception du parc transformé. Le chantier a officiellement démarré à l’automne 2025, après l’obtention du permis de construire en août de la même année.
L’enjeu symbolique est de taille : malgré le statut du Roi Lion — l’un des films les plus aimés de l’histoire de l’animation, dont le spectacle scénique parisien (Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre) remplit ses salles depuis des années —, aucun parc Disney au monde ne lui a encore consacré de zone thématique. Paris décroche l’exclusivité mondiale, comme un signe de la nouvelle place du resort dans la stratégie du groupe.
L’attraction : une croisière épique aux chiffres records
Le morceau de bravoure du land sera son attraction aquatique majeure, dont les caractéristiques dévoilées donnent la mesure :
- 19 scènes retraçant les moments iconiques du film, dont une gigantesque scène finale ;
- Deux lifts (montées) et trois descentes, la dernière culminant à 16 mètres — ce qui en fera l’une des chutes les plus impressionnantes du resort ;
- Une gare d’embarquement double pour maximiser la capacité horaire — la leçon des files de Frozen Ever After a visiblement été retenue ;
- Des Audio-Animatroniques de dernière génération et des effets de projection avancés pour faire revivre Simba, Mufasa, Scar et les autres ;
- L’entrée dans l’attraction se fera par les grottes situées sous le Rocher des Lions — la Pride Rock reconstituée, qui culminera à 37 mètres.
Détail technique qui impressionne les connaisseurs : le bâtiment abritant l’attraction, dissimulé derrière la montagne, sera le plus grand bâtiment d’attraction de Disneyland Paris — dépassant Pirates des Caraïbes, Phantom Manor et It’s a Small World. Une échelle de « boat ride » épique dans la tradition des grands classiques, mais aux standards de 2030.
Autour de l’attraction : un land complet
Les Pride Lands ne se résumeront pas à leur croisière : les annonces officielles évoquent des rencontres avec les personnages, des restaurants et boutiques thématisés — l’ensemble composant une immersion complète dans la savane du film. La Cavalcade des Princesses, lancée en 2026, s’élance d’ailleurs déjà des abords de la future zone : l’urbanisme d’Adventure Way a été pensé pour accueillir ce voisin dès l’origine.
On peut aussi anticiper, sans trop s’avancer, la dimension musicale : Le Roi Lion possède l’une des bandes originales les plus puissantes du canon Disney (Hans Zimmer, Elton John), et le resort parisien a démontré — de Tales of Magic à la Cavalcade — son savoir-faire en matière d’habillage musical. Le « Circle of Life » résonnant sur Adventure Bay au couchant : le rendez-vous est déjà pris dans nos imaginaires.
Le calendrier : 2028-2030, patience de lion
Aucune date d’ouverture officielle n’a été annoncée — et le parc se garde bien de se lier. Mais la chronologie des chantiers comparables donne la fourchette raisonnable : permis en août 2025, terrassements à l’automne, structures en 2026-2027… En se calant sur le rythme d’Avengers Campus (2022) et de World of Frozen (2026), les observateurs convergent vers une ouverture entre 2028 et 2030. Le Journal du Geek évoquait « avant 2030 » en commentant les nouvelles images dévoilées — prudence de rigueur, les grands chantiers réservant toujours leurs surprises.
D’ici là, le chantier lui-même devient une attraction pour initiés : la montagne montera progressivement dans le ciel de Marne-la-Vallée, visible depuis les rives d’Adventure Bay — comme la Montagne du Nord d’Arendelle en son temps, dont les visiteurs ont suivi la croissance mois après mois.
Ce que ce projet dit de la stratégie du resort
Trois lectures s’imposent. La continuité d’abord : après Frozen, le Roi Lion — le resort enchaîne les franchises générationnelles à audience maximale, celles qui parlent aux enfants ET à leurs parents nostalgiques de 1994. L’ambition technique ensuite : chaque projet dépasse le précédent (le plus grand bâtiment d’attraction, les records de drones, l’Olaf autonome) — Paris est devenu la vitrine européenne de Walt Disney Imagineering. La logique de destination enfin : avec Arendelle, les Pride Lands et Adventure Bay entre les deux, le second parc aligne les raisons de séjours multi-jours — exactement le modèle économique que les 2 milliards d’euros devaient construire.
La question que tout le monde pose : sera-t-on mouillé ?
Trois descentes dont une de 16 mètres sur une attraction aquatique : la question des éclaboussures est légitime, surtout sous le climat francilien. Sans données officielles à ce stade, les précédents éclairent : les grands boat rides Disney récents dosent l’arrosage avec science — assez pour l’effet, rarement assez pour tremper (contrairement aux « water rides » assumés des parcs concurrents). Le bâtiment couvert géant suggère par ailleurs une expérience majoritairement intérieure et climatisée, à l’image de Pirates des Caraïbes — la chute finale en apothéose extérieure ou vitrée restant l’inconnue délicieuse. Verdict à l’ouverture ; d’ici là, les ponchos peuvent rester rangés.
En résumé
Quoi : la première zone Roi Lion au monde, avec une attraction aquatique majeure. Où : rives sud d’Adventure Bay, Disney Adventure World, face à Arendelle. Les chiffres : 19 scènes, 3 chutes (16 m pour la finale), Pride Rock de 37 mètres, le plus grand bâtiment d’attraction du resort, double gare d’embarquement. Quand : chantier depuis l’automne 2025, ouverture estimée entre 2028 et 2030. Notre conseil : suivez les annonces officielles — et commencez à réviser les paroles de « L’Histoire de la vie », vous en aurez besoin. Hakuna matata : la suite du festin arrive.
Sources : DisneylandParis News, Disney Parks Blog, Sortiraparis, Hello Disneyland, Journal du Geek, Disney Tourist Blog, Dimension Parcs.

